Tendinite d'Achille : comprendre et bien la gérer
La tendinopathie d'Achille (souvent appelée « tendinite ») touche beaucoup de coureurs, surtout après 40 ans ou après une hausse brutale de charge. Elle se traduit par une douleur et une raideur au tendon, typiquement le matin et en début de course.
Ce qui la déclenche
- Augmentation rapide du volume ou des séances rapides / en côte.
- Mollets raides ou faibles, manque de renforcement.
- Chaussures à drop trop bas adoptées trop vite.
La base du traitement : le renforcement excentrique
Contrairement à d'autres blessures, le tendon d'Achille se soigne surtout par le renforcement progressif, pas par le repos total. Les protocoles excentriques (type Stanish / Alfredson : descentes lentes sur la pointe des pieds) ont fait leurs preuves. À faire quotidiennement, sur plusieurs semaines, sous réserve d'une douleur qui reste modérée et tolérable.
Faut-il arrêter de courir ?
Pas forcément. Une douleur faible et stable pendant l'effort peut permettre de continuer à volume réduit. Mais une douleur qui monte, boiter, ou une gêne le lendemain = signal pour lever le pied. En cas de doute, un avis médical / kiné s'impose.
Reprendre sans rechuter
Surfaces souples, pas d'enchaînement de fortes côtes/descentes, montée très graduelle du volume : voir notre guide de reprise et l'importance du renforcement. La patience paie : un tendon se reconstruit lentement.
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